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12/01/2011

On a retrouvé la voiture de Guerlain

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Il fallait que la voiture revoit Buenos Aires en fin de Dakar. Elle y sera. Malgré l'accident de Guerlain lors de la journée de repos, les mécanos de l'équipe s'affaire depuis deux jours sur la carlingue abîmée du Mini pour le remettre sur pied d'ici à dimanche. Mais, sans son pilote, rentré en France le surlendemain de son accident... En attendant, il y a du boulot avant que la machine de notre blogueur ressemble à une voiture.

09/01/2011

«Pendant quelques secondes, j'ai eu très peur»

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«Salut à tous, c'est Guerlain,

Après mon accident d'hier, mon Dakar est terminé. J'ai eu très peur en voyant du sang partout, mais je vais bien. J'ai un traumatisme crânien et des douleurs au genou et à l'épaule gauche. Par contre, la voiture est morte. Je pense que j'ai fait beaucoup plus que trois tonneaux et on ne pouvait pas la réparer pour repartir. Il aurait fallu mobiliser tous les mécanos et mettre en péril les autres voitures. Je pense que ce n'aurait pas été très raisonnable. Elle n'aurait pas été montée correctement. Apparemment la cage de survie est intacte. Mais le reste, tout autour, c'est détruit.

J'ai vu tout l'accident avant de perdre connaissance. Mon mécano, assis à côté de moi, ne bougeait plus. Pendant quelques secondes, j'ai eu très peur. Donc là, tout le reste, t'y penses pas. La course, la voiture... Puis au bout de vingt secondes, il est revenu à lui.

Ce qui s'est passé est simple. Pendant la journée de repos, on change les pièces les plus importantes sur la voiture. Je ne voulais pas partir le lendemain dans la spéciale sans rouler avec. Je voulais faire 50, 60 km à faible allure. Je suis sorti du bivouac, sur la terre, et j'étais plus concentré sur mes écrans que sur le chemin. Il m'a semblé que j'étais droit. J'ai regardé mes écrans et en fait, ça faisait gauche - droite avec un talus au milieu. Je suis allé droit dedans, à 120km/h. Comme quoi, il faut être toujours concentré. En spéciale, ça ne serait jamais arrivé. Là, j'étais en mode relax. C'est 100% de ma faute. Je m'en veux. C'est une grosse erreur.

Sincèrement, je suis hyper dur avec moi, hyper clair. J'assume. Je m'en veux vachement, je n'avais pas le droit de faire un truc pareil pour tous les gens qui étaient derrière. Tout gâcher sur une faute d'inattention, c'est ridicule. Mais bon, c'est arrivé. C'est derrière. Il va falloir être solide, se remettre. Voir ce que je veux faire. Si j'ai encore la volonté de rouler ou non...

Cette voiture devait arriver à Buenos Aires, elle n'arrivera pas. C'est une grosse erreur. Je pense que dans l'équipe, ils connaissent mon potentiel. Est-ce que ce sera suffisant pour qu'ils acceptent un truc pareil, je n'en sais rien. Et pour l'instant, je n'y pense pas. Je suis tellement déçu, en colère. Je vais rentrer chez moi rapidement, j'ai envie d'être tranquille à rien faire.

Le bilan n'est pas bon, mais il ne faut surtout pas oublier ce Dakar. On apprend de ses défaites, pas de ses victoires. Je veux que ce Dakar me serve de leçon. On va comprendre ce qu'il s'est passé pour revenir plus fort. Si je dois revenir... Franchement, je suis tellement déçu que je me dis qu'un truc pareil c'est fou... Mais je me connais, je vais rebondir.

A l'année prochaine, peut-être.»

07/01/2011

«Même avec une main cassée, j'ai confiance en mon copilote»

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«Salut à tous,

Hier, dans une manip', Michel Perrin, mon copilote, s'est cassé la main malheureusement. Donc, on s'est posé la question de continuer. Mais les médecins nous ont laissés partir finalement. Ils l'ont plâtré et lui ont donné beaucoup de médicaments. Il était un peu shooté le pauvre. Il fallait que je roule de façon à ce qu'il ne souffre pas trop. Dès que je prenais une bosse, un trou, je l'entendais souffrir. Et puis à 100 bornes de la fin, ce n'était plus tenable pour lui. il fallait qu'il sorte de la voiture pour prendre l'air et vomir. C'était très dur pour lui. Je pense que pour la prochaine spéciale, il ne prendra pas la tablette de médicament qu'il a pris. C'est ça qui l'a rendu malade.

Il fallais que je conduise en relâchant un peu pour ne pas trop le faire bouger. Si ça devevenait trop insupportable pour lui, on aurait arrêté. Mais il m'a dit, roule, ne te pose pas questions pour moi. Quand on a crevé, j'ai tout fait tout seul. Il ne pouvait pas non plus attacher et détacher sa ceinture. C'est moi qui le faisais pour lui.

C'est la première fois que je conduis avec un copilote blessé. La journée de repos est bienvenue. Il va se requinquer. J'ai confiance en Michel. Par rapport aux anciens copilotes que j'ai connu, Tina ou Matthieu, j'avais besoin de changer. Je voulais rouler avec Michel. Quand il a été disposé à le faire, j'ai sauté sur l'occasion. Je considère que c'est l'un des deux meilleurs copilotes du moment. Il a quand même gagné trois Dakar. Avec une main cassée, il vaut largement beaucoup d'autres copilotes.»

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